Faire vs. Vivre la Communication Consciente
- Steven Bleau
- 4 déc. 2025
- 2 min de lecture
Avez-vous déjà parlé avec quelqu’un qui dit toutes les bonnes affaires, mais ça sonne vide? Je m’énerve quand ça m’arrive parce que je veux une vraie connexion, pas juste quelqu’un qui fait semblant d’être là.
C’est justement le sujet de notre réunion cette semaine chez C3 Ahuntsic : faire ou vivre la communication consciente.
Trois points sont ressortis pendant nos activités.
Premièrement, vivre la communication consciente est une expérience qui engage tout le corps. On reste ouverts et attentifs à nos mots, à notre intonation et à notre langage corporel, dans le moment présent. On aperçoit plus probablement les signaux de l’autre, comme une respiration plus courte ou un débit de parole accéléré. On remarque aussi nos propres réactions. Par exemple, il m’arrive à soupirer à cause d’une contraction dans ma poitrine lorsque j’entends quelque chose qui me met mal à l’aise. C’est plus probable que je vais remarquer ces signaux lorsque je vis pleinement la communication consciente.
Quand on « fait » la communication consciente, on reste dans notre tête. On pense à la prochaine étape ou si on fait ça comme il faut. On passe à côté des petits signaux que notre corps ou nos mots envoient.
Deuxième point : est-ce que j’écoute parce que j’en ai réellement envie ou simplement par obligation ? Si je souhaite être présent, je serai disponible émotionnellement pour l’autre personne, ce qui enrichira la conversation. Si je le fais par devoir, l’échange risque de rester superficiel et de se terminer rapidement.
Troisième et dernier point : il est probable que j’aurai une conversation plus enrichissante si j’identifie mon intention au préalable. Cela donne une structure à l’échange. Si je choisis d’écouter attentivement, la connexion sera probablement riche. Si je ne clarifie pas mon intention, mon esprit le fera de façon inconsciente.
Mettons que mon épouse arrive pendant que je prépare le souper et me dit : « Tu ne croiras jamais ce qui m’est arrivé au travail aujourd’hui ! » Si je choisis d’être pleinement présent, je pourrais répondre : « J’aimerais vraiment t’écouter, mais je suis préoccupé parce que le repas familial est important pour moi. Est-ce que cela te dérange si je prends quelques minutes pour mettre le repas au four, puis je pourrai vraiment t’écouter ? » Si je ne précise pas mon intention, je pourrais simplement dire : « Vas-y, raconte ! » mais, en réalité, je penserais au repas pendant qu’elle parle.
Pour résumer, la rencontre sur « la communication consciente : faire ou vivre », a soulevé trois points pour moi :
Vivre la communication consciente, c’est une expérience engageant tout le corps au moment présent, alors que « le faire » se limite à un exercice intellectuel centré sur le processus.
Nos conversations seront plus significatives si nous choisissons d’être présents par envie plutôt que par obligation.
Enfin, si nous clarifions notre intention à l’avance, nous avons beaucoup plus de chances de vivre la communication consciente.


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